Myret Zaki. Un regard lucide sur notre société

12 novembre 2019

Auteur : Jean-François Mattler

Citoyen franco-suisse vivant en France et gérant sa petite entreprise en Suisse, je mesure chaque jour qui passe la différence entre un pays qui se dit démocratique et un autre qui l'est… Autour de moi, tout le monde rêve de la démocratie directe, peu comprennent qu'elle commence d'abord en chacun de nous… Cliquez pour lire ma bio sur mon blog

Internet, c’est magique. On peut y faire des rencontres fabuleuses avec des personnes qu’on ne connait pas dans la vraie vie, mais dont on se sent tout de suite très proche. Myret Zaki est inconstestablement de celles-ci pour moi.

En surfant comme d’habitude je suis tombe sur son édito très juste sur l’origine de la prochaine crise. La justesse de son analyse m’a très vite fait comprendre qu’elle savait de quoi elle parlait et qu’elle maîtrisait très bien son sujet.

Et comme il y avait un onglet biographie juste au-dessus de l’article, j’ai été jeter un oeil et effectivement, c’est une pointure. Mais oui, je savais bien que ce nom me disait quelque chose. Elle est l’auteure du fabuleux UBS, les dessous d’un scandale entre autres. En parcourant son site, je vois une vidéo d’une conférence de 2011 a l’usine Kugler avec Etienne Chouard… Du beau monde en somme. Au passage, la vidéo dure deux heures trente, mais  elle vaut un bon film… Elle s’écoute comme un podcast.

Mais c’est son (long) édito sur la manipulation des foules et Edward Bernays dont je vais vous parler ici. Rappellez-vous, je l’évoque dans le site. Et que dit-elle ?

Ce concept de « gouvernance du peuple » s’est généralisé pour devenir une façon de faire solidement implantée dans nos sociétés. Or certains historiens critiques, cités dans le documentaire, notent à juste titre le caractère profondément anti-démocratique de ces méthodes, car elles ne font au final que de promouvoir et de concrétiser, pour des commanditaires, des objectifs et des intérêts spécifiques, et non l’intérêt public, en aveuglant et désinformant le public.

Et c’est une réalité qui fait douter de tout. Les informations que l’on nous présente dans la presse et les journaux télévisés et radiodiffusés forment le socle constitutif de notre façon de penser et ceci inconsciemment.  Si ces informations sont en fait pipées par quelques manipulateurs, on peut emmener les foules à prendre des vessies pour des lanternes…

Mais, et elle le souligne très bien dans ce passage :

À l’argument qui voudrait dénoncer la manipulation des esprits par les relations publiques, Edward Bernays a répliqué qu’au contraire, cela n’est nullement un mal, puisqu’il existe une libre concurrence des propagandes et que quiconque peut vanter les causes et politiques qu’il souhaite dans nos démocraties. Mais ceci est inexact. La propagande et la publicité coûtent cher. Ceux qui ont les moyens de diffuser largement leurs messages partent déjà gagnants. Le autres auront systématiquement moins de force de frappe et de moyens de convaincre que ceux qui ont de gros budgets de relations publiques. C’est même une banalité que de dire que les moyens – et donc les effets – sont inégaux.

Eh oui, la manipulation des foules, c’est pour les riches… et donc pour les gouvernants. Plus que jamais on mesure notre impuissance de citoyen face à un tel système. Que faire ?

Pour résister à ces manipulations, Myret Zaki donne la solution :

Une dernière chose: il est vrai qu’en chacun de nous, il y a le désir de l’engouement, de la ferveur, de l’adhésion fanatique, de la passion. Ces sentiments sont galvaniseurs; on se sent vivant, vibrant. Et c’est pourquoi, d’une certaine manière, on aime se laisser embrigader, on aime être enivrés. Rechercher l’équilibre et l’objectivité, à l’aide d’un travail minutieux et patient, éviter tout emballement, s’avère en comparaison d’un ennui mortel. C’est un effort, un travail, qui est ingrat et ne fait pas battre le cœur. Mais il faut simplement se rappeler qu’on devrait choisir très sélectivement ses engouements. Lorsqu’il s’agit d’aduler son équipe de foot, de la vénérer, de hurler lorsqu’elle marque un but, cela est sans graves conséquences et ne pose nul problème. Il n’y a pas (presque jamais) de morts, de dégâts humains à long terme. Mais lorsqu’il s’agit de questions de politique nationale, de guerres, de santé des consommateurs, de sécurité économique et de stabilité de l’emploi, et au final du rayonnement durable de notre civilisation, il en va tout autrement: là, il n’y a plus de place pour l’aveuglement, consenti ou non.

Lire ses éditos, acheter ses livres et écouter ses vidéos est une très bonne façon de commencer.

L’article au complet : https://www.myretzaki.com/2019/10/04/comment-battre-la-fabrique-du-consentement/

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