Un vieux proverbe dit : “L’ignorance toujours mène à la servilité“. Prendre conscience des causes de notre impuissance politique, c’est à la fois briser l’ignorance et se libérer de la servilité.

Ce qui permet aujourd’hui à une poignée de nantis de gouverner, c’est d’avoir compris le système et par la puissance de l’argent, de l’avoir corrompu pour le diriger sans jamais s’exposer.

Soyons aussi malins qu’eux et reprenons notre dû, sans violence, sans souffrance, juste avec la force de citoyens déterminés qui refusent de se soumettre à un système qu’ils ne veulent pas.

La France est un pays centralisateur. Il s’appuie sur une administration devenue toute puissante qui se met au service des élus. Il ne sera pas possible de changer sans elle. Or, le seul processus d’accès au pouvoir qu’elle connaisse et qu’elle reconnaisse, c’est celui des élections. Un processus depuis longtemps détourné pour ne servir que les grands partis au pouvoir, mais avec lequel il faudra composer pour gagner malgré tout.

La crise des Gilets Jaunes de la fin 2018 suscite bien des questions et met en lumière l’incroyable décalage qui existe entre la caste au pouvoir et les citoyens. Le lien est rompu ; la 5e République et son fantasme d’unicité et indivisibilité sont morts : La France est multiple et très divisée. Comment revivre ensemble dans le respect, la solidarité et la fraternité après un tel éclatement ?

En laissant les citoyens décider eux-mêmes de ce qu’ils veulent et de la façon dont ils entendent vivre ensemble ! Et en regardant autour de nous comment d’autres ont fait.

La Suisse, par exemple, est un pays qui pratique la démocratie, la vraie, celle qui respecte les citoyens. Forte de 26 cantons, elle fait vivre ensemble des minorités montagnardes et des grandes villes industrielles, le tout avec quatre langues officielles, des religions différentes et un positionnement géographie particulier.

Étudions comment la rédaction d’une nouvelle Constitution se décide et se met en place dans un pays démocratique.

Dans un premier temps, il est important de comprendre que la rédaction d’une constitution demande du temps. Celle du Canton de Vaud, en Suisse, a demandé 7 ans de travaux.

Rappelons que la Constitution française actuelle a demandé en tout et pour tout 5 mois (en comptant large) entre la crise d’Alger (13 mai 1958) et sa promulgation (4 octobre 1958)! On mesure d’emblée la différence entre une Constitution faite par le peuple pour le peuple, et une constitution faite par des hommes politiques, pour des hommes politiques…

 

Comme en France, c’est une crise politique qui a conduit à l’idée de réécrire la Constitution qui datait quand même de plus de 100 ans… Mais à la différence de la France, la Suisse est un pays qui trouve ce processus naturel et qui l’encourage et le soutient.

Inutile de croire qu’en France, on puisse trouver un seul parti national qui soutiendrait une telle démarche. Ils sont tellement persuadés de savoir ce qui est bon pour nous que cette remise en question leur est carrément insupportable. Et pourtant, il faudra le soutien de l’appareil d’état pour changer le pays. Ça implique donc qu’il faudra gagner toutes les prochaines élections !

Il est important de comprendre que le Conseil d’État qui est évoqué ici, n’est pas celui de la Suisse, mais bel et bien du canton de Vaud qui, il faut le rappeller, est un pays à part entière… ce qui est assez difficile à comprendre pour un Français habitué à un état central. La Suisse est en fait une mini Europe de 26 pays… 

On notera que des citoyens se mêlent au processus et peuvent soumettre leur propre projet, chose inconcevable en France.

Le contexte politique français n’ayant rien d’une démocratie, il faudra procéder différemment. Mais l’esprit doit rester le même. Nous proposons que chaque commune créé sa propre constituante et élabore les bases du vivre ensemble communal. Chaque commune devra également désigner la région qui fait sens pour elle. C’est à ce niveau que se poursuivra le processus constituant.

C’est ici que l’on comprend l’importance d’avoir des citoyens élus à l’Assemblée nationale. Ce sont eux qui rendront ces Constituantes légales et leurs donneront une base légale dans le système actuel.

 

Comme dans tout processus démocratique, la désignation des Constituants, c’est-à-dire ceux qui seront en charge d’écrire la nouvelle Constitution, fait l’objet d’une campagne. Chacun y va de ses arguments pour parvenir à obtenir le maximum de poste de Constituants et ainsi orienter la nouvelle Constitution vers sa vision du vivre ensemble.

Au regard du contexte français qui n’est de loin pas aussi abouti, la mise en place de Constituantes communales, sans désignation réelle de Constituants « officiels » permettra une prise de conscience de l’importance de la vie commune et surtout, la réappropriation de l’échelon régional gommé par l’état central en 2016 avec la création des mégas régions rejetée par la majorité des citoyens.

Idéalement, ce processus communal devrait se faire avec l’appui des conseils municipaux… pour faciliter la mise en place, pas pour accaparer la chose publique.

Les idées politiques des citoyens se retrouvent forcément dans un processus de désignation à base d’une élection. On peut légitiment se poser la question de savoir si un processus de désignation par tirage au sort serait plus équitable. Une Constitution doit-elle refléter la « tendance » de la société ou être le fruit du hasard ?

C’est toute la raison d’être d’un processus qui démarre au niveau communal, à la base. À chaque Constituante communale de répondre à cette question essentielle du mode de désignation (élection ou tirage au sort) des Constituants en charge d’écrire leur nouvelle Constitution régionale. Il sera ainsi possible, entre différentes régions, d’avoir des modes de désignation différents. L’important, c’est que ce soit les citoyens eux-mêmes qui décident, après avoir bien compris l’enjeu de ce choix.

Une assemblée constituante s’organise seule. Elle désigne ses responsables avec un souci constant d’équilibre et de consentement.

On mesure ici la puissance des Constitutions régionales. Chaque région est en effet libre de se structurer selon ses atouts et la volonté de ces citoyens. Le pouvoir est au plus près des citoyens qui peuvent rencontrer les Constitutants, communiquer avec eux, pour élaborer la Constitution la plus adaptée à la région.

Chaque région autodéterminée française va ainsi pouvoir se doter des compétences et des ressources du vivre ensemble qui correspondent à sa culture, son histoire, sa (ou ses) langues ou ses atouts géographiques, etc. Nulle autre région ne s’impose aux autres pour décider à sa place.

Les choses se compliquent un peu pour ceux qui sont devenus des Constituants. Ils vont devoir réfléchir à la façon d’organiser le vivre ensemble.

Sans remettre en question les pleins pouvoirs de la Constituante quand à son organisation, les citoyens de l’initiative citoyenne #onreprendlamain défendent l’idée d’une démocratie à cinq pouvoirs . Aux pouvoirs habituels, le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, ils préconisent aussi de définir le fonctionnement du pouvoir médiatique et surtout du pouvoir financier.

L’Assemblée constituante travaille. Va à la rencontre des citoyens, tient compte des contraintes politiques et financières, informe les citoyens et recueille leurs doléances. Elle peut aussi définir, comme dans le canton de Vaud, des « points chauds » qui ressortent de la crise qui a conduit à la nouvelle Constitution.

N’oublions pas qu’il s’agit là d’un processus régional et qu’il sera donc possible d’avoir un panel très large de compétences et de textes si l’on compare toutes les Constitutions régionales au niveau de la France.

Cette diversité permettra un grand nombre d’expérience et fera systématiquement évoluer les Constitutions vers le succès. Ce qui n’aura pas fait ses preuves pourra être retiré très simplement, tandis que ce qui a démontré son efficacité ailleurs pourra être testé ou intégré. C’est là la richesse de ce processus démocratique.

Les commissions sont, dans le canton de Vaud, composées de 30 membres. Mais chaque Constituante régionale pourra librement définir le nombre de membres de ses commissions, ainsi que du nombre et de la thématique de ces commissions.

On le voit, il s’agit d’avoir l’avis d’experts, de représentants de groupe d’intérêts, etc. Le but de ces commissions étant d’aboutir à la rédaction d’un texte qui soit le plus en phase avec les attentes de tous, toujours dans le respect et la construction.

Des rapports sont produits par ces commissions. Ils serviront à la rédaction de la Constitution.

Moment important de la vie publique, la soumission de l’avant-projet permet de mesurer l’avancée réalisée par rapport à l’ancienne Constitution. Il s’agit aussi pour les Constituants d’une première étape importante et du début du processus final.

La consultation populaire qui suit la diffusion de l’avant-projet de la nouvelle Constitution est un grand moment démocratique. Les citoyens, les communes, les associations et groupes d’intérêts, peuvent encore faire entendre leur opinion sur tel ou tel point du texte. 

Les experts valident juridiquement le texte tandis que les différentes chambres déposent des rapports. Cette phase de consultation après soumission de l’avant-projet permet de déceler les incohérences éventuelles et les oublis. Elle est indispensable !

Les retours obtenus sur l’avant-projet permettent d’équilibrer le texte et d’en faire une nouvelle version et ce sont les Constituants qui décident, article par article, de la version finale.

Au niveau français, les nouvelles régions (sans doute très proches des anciennes fusionnées de force dans des mégas technostructures) seront ainsi chacune dotées d’une nouvelle Constitution. Les travaux pour la Constitution fédérale qui liera toutes les régions pourront bientôt commencer.

Le vote des Constitutions régionales sera un moment majeur de la vie citoyenne de chacune des nouvelles régions. Il faudra gérer la mise en place pratique des nouvelles dispositions et faire évoluer l’état le plus centralisateur du monde vers un état démocratique. Mutation salutaire pour sauver le climat et la planète !

Pour information : la nouvelle Constitution cantonale du Canton de Vaud en Suisse, a été adoptée en votation populaire le 22 septembre 2002 par 55,9 % de oui et une participation de 44,4 %.

 

Une notion du coût démocratique est toujours utile pour mesurer l’importance de la citoyenneté et de la liberté.

La démocratie est un processus lent et coûteux. Les pays les plus démocrates du monde sont ceux qui s’en sortent pourtant le mieux… 

En conclusion.

La crise des Gilets Jaunes que traverse la France en cette fin 2018 est révélatrice d’un problème. Mais la solution à ce problème ne pourra pas venir de ceux qui sont à l’origine dudit problème !

Ces derniers ont construit un système politique, véritable château fort blindé de leurs privilèges. Les serviteurs de ce château ne connaissent que le maître qui a été désigné par le sacro-saint, suffrage universel, quels que soient ses travers et ses injustices.

Ce n’est que par la prise de cette Bastille symbolique avec ses propres armes que nous pourrons faire évoluer ce château fort en une agora dans laquelle chaque citoyen aura sa place.

C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à participer à notre combat pour remplacer les élus politisés par des citoyens de base qui ne s’engagent qu’à une seule chose : rendre le pouvoir aux citoyens !

 

Que puis-je faire pour changer les choses ?

Que faire pour changer le monde ?Nous nous demandons toujours : « Que faire ? Comment, moi, simple citoyen, je pourrais changer la donne ? »

 

La réponse est simple : « #onreprendlamain ! »

Cette initiative vise à rassembler des citoyens prêts à s’engager, qui comme candidat, qui comme militant ou avec la seule promesse morale de voter pour les candidats qui porteront cette initiative à chacune des prochaines élections.

 

Comment ? Vous avez le choix :

  1. En vous engageant dans nos équipes comme candidat, militant ou responsable d'un secteur.
  2. En vous engageant à voter pour les candidats que nous aurons validés à chaque élection.
  3. En restant simplement informé, en s'inscrivant à la lettre d'information ci-dessous.
  4. Très important et très simple à faire : partager ces pages dans les réseaux sociaux, par mail, messageries, parlez du projet "on reprend la main" autour de vous. L'information ne vit que si elle circule !

Que décidez-vous de faire ?

Devenir candidate ou candidat

Pour devenir candidat et être élu

Pour changer le système, il nous faut prendre les deux tiers de l'Assemblée nationale.

Militer ou participer à une Constituante

Pour militer ou participer à une Constituante

Sans militants on ne peut pas avoir d'élus… Et sans élus, on ne changera rien

S'engager à voter pour nos candidats

Mais surtout, pour voter pour nos candidats !

Ce sont les bulletins de vote qui permettent à nos candidats d'être élus.

Share This