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Complexifier pour mieux contrôler

Il n’échappera à personne qu’il est très complexe de s’intéresser au fonctionnement du monde de la finance. Si le mot subprime est toujours d’actualité, peu de personnes comprennent réellement le fonctionnement de la jungle qui a engendré ce fruit. Une jungle sans autre réglementation que celle qu’elle s’applique elle-même (Bâle 3) et encore… Les animaux qui y évoluent ont bien du mal à respecter leurs propres règles du jeu. Maurice Allais, prix Nobel d’économie, qualifiait le mécanisme financier de casino et le comparait à un jeu de roulette. Le problème, c’est que le monde financier joue, pari et spécule avec NOTRE argent !

Obliger les états à s’endetter auprès du système financier mondial 

Le système financier, dans sa globalité, est devenu le maître du monde. Il ne s’agit pas ici de vilipender les uns ou les autres, mais de faire le constat de la faiblesse du système de démocratie représentative. Il a suffi qu’un ancien dirigeant de la banque Rothschild devienne président de la France pour que celle-ci décide, sans même aucune discussion parlementaire, d’obliger le pays à emprunter uniquement au système financier. Cette seule décision ne pouvait qu’aboutir à la situation de la dette qui selon le site des Contribuables associés dépasse désormais le montant de 2 273 053 658 125 € ! En trente ans, par ce seul artifice, l’état français a versé plus de 1 500 milliards d’intérêts au système financier ! Pour quel service ? Créer la monnaie à notre place ! Nous savions très bien le faire jusque dans les années 1970. Serions-nous soudain devenus incompétents ou le monde de la finance, en plaçant quelques élus issus de ses rangs, a-t-il réalisé le coup du millénaire ? Rendez-vous compte, ils peuvent créer la monnaie quasiment comme ils le veulent et obligent les états à emprunter auprès de leurs banques de l’argent qu’ils fabriquent à NOTRE place… contre intérêts !

Selon vous, pourquoi aucun parti politique n’ose s’attaquer à ce problème ? Nous pensons que c’est parce qu’ils ont beaucoup à perdre… et rien à gagner ! À moins que ce ne soit parce que dans l’ombre de ce pouvoir centralisateur, ils peuvent tirer les ficelles du pouvoir sans négliger leur porte-monnaie. Nous pourrions (peut-être le ferons-nous ?) publier la liste de tous les articles de personnes avertis, lanceurs d’alerte, etc. qui démontrent à quel point le système est… ou plutôt n’est pas libre et soucieux de l’intérêt général.

Le secret de l’esclavage

Nous l’avons vu, les banques créent l’argent qu’on leur emprunte. Nous sommes loin de l’image d’Épinal du banquier qui va dans son coffre chercher l’argent qu’il nous prête. Quand vous remboursez votre crédit, le banquier détruit en fait la part correspondant au capital que vous lui reversez et conserve les intérêts. Les intérêts, justement. C’est assez complexe à expliquer, mais on a vu que les banquiers créaient l’argent à hauteur de la somme que vous empruntez. Mais ils ne créent pas l’argent correspondant à la part des intérêts que vous devez rembourser. Et là, est le problème, pour payer ces intérêts, vous devez donc capter l’argent ailleurs… De fait, pour satisfaire l’appétit insatiable des banques, vous allez être obligé de gagner cette part d’intérêt en trouvant de l’argent qui n’a pas été créé pour cela… En gros, nous devons rembourser plus qu’il n’y a d’argent en circulation, ce qui signifie qu’il est impossible que tout le monde puisse rembourser ses emprunts avec les intérêts. Autrement dit, et sur un plan très théorique, si demain plus aucun emprunt n’était fait il serait impossible à ceux qui ont des emprunts en cours de les rembourser, car il n’y aurait pas assez d’argent en circulation. Difficile à concevoir, mais bel et bien avéré !

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